L’ATILF en 20 ans | 2003

 
 

L’ATILF organise les premières Rencontres CNRS Jeunes Sciences et Citoyens en Lorraine

Les premières Rencontres CNRS Jeunes « Sciences et Citoyens » à l’ATILF en 2003

Créées à l’origine au niveau national à l’occasion du 50ème anniversaire du CNRS en 1989, les Rencontres CNRS Jeunes « Sciences et Citoyens » se sont déclinées ensuite en région, et c’est l’ATILF qui a pris l’initiative d’organiser ces premières rencontres en 2003 en Lorraine.

Ces rencontres avaient pour public cible les lycéens, les étudiants, avec pour objectifs :

  • d’instaurer le dialogue entre les jeunes, futurs citoyens, et les chercheurs (réflexion, débat, échanges)
  • de favoriser la diffusion et l’accès à la connaissance
  • d’approfondir la réflexion sur des sujets touchant aux grands problèmes de notre temps
  • d’affirmer l’implication du CNRS dans les réalités sociales, économiques et culturelles

Cette première édition régionale des Rencontres CNRS Jeunes « Sciences et Citoyens » est organisée à l’occasion de 2 demi-journées les 15 (voir le programme) et 17 (voir le programme) octobre 2003 dans les locaux de l’ATILF et a accueilli une soixantaine de lycéens nancéiens (lycée Georges de la Tour) et allemands (gymnasium kreuzgasse Cologne), de chercheurs lorrains, arabisants et allemands sur le thème « Qu’apporte la recherche à l’échange culturel ? » en rapport avec deux projets scientifiques associant l’ATILF, l’Université de Cologne et l’Académie algérienne de la langue arabe.

L’année suivante, en 2004, le laboratoire ATILF porteur du projet en Lorraine a souhaité d’emblée lui donner une dimension européenne. Cette initiative soutenue par Le Ministère délégué à la Recherche, le CNRS, les Universités Nancy 2 et Henri Poincaré, le Conseil régional de Lorraine, le Conseil général de Meurthe-et-Moselle et la Communauté Urbaine du Grand Nancy, s’est déroulée à la Maison de l’Asnée à Villers-lès-Nancy le temps d’un week-end et a réuni pour la première fois des délégations de Belgique (Liège), d’Allemagne (Karlsruhe), de Suisse (Zurich), de Metz et de Nancy, ainsi qu’une vingtaine de chercheurs intervenants à travers des thèmes dédiés à l’évolution de la langue, au langage, aux études liées à la communication animale, aux technologies de communication et au partage du patrimoine écrit.

Devenu pérenne, ce rendez-vous annuel de trois jours, qui réunit environ 120 jeunes européens et 20 chercheurs, est organisé à nouveau à la Maison de l’Asnée à Villers-lès-Nancy en 2005 et 2006.

L’Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson a accueilli les Rencontres européennes CNRS Jeunes « Sciences et Citoyens » de 2007 à 2014

À partir de 2007 et jusqu’à la dernière et douzième édition en 2014, les Rencontres européennes CNRS Jeunes « Sciences et Citoyens » s’installent à l’Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson, dans un cadre prestigieux, une ambiance conviviale et un programme alternant temps de discussions et moments festifs.

De nouveaux partenaires se greffent à cette manifestation : le Réseau Hubert Curien, la Communauté de Communes du Pays de Pont-à-Mousson, la Ville de Pont-à-Mousson, l’INIST, EDF, Saint-Gobain PAM, …

Ces 12 éditions auront accueilli des délégations venues de France, d’Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas, d’Italie, de Suisse, du Luxembourg, de Grèce, de Suède, de Norvège, d’Angleterre ainsi que des étudiants canadiens, mexicains.


Voir le programme 2004

Voir le programme 2008

Voir le programme 2014

Voir en vidéo les Rencontres CNRS Jeunes « Sciences et Citoyens » 2012.

 

Voir les albums photos des Rencontres CNRS Jeunes « Sciences et Citoyens » 2013, 2014.

 
 

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Parution du premier numéro d’inform’@tilf

Le premier numéro d’inform’@tilf, journal mensuel d’informations du laboratoire ATILF, est paru en septembre 2003. Il avait pour vocation d’améliorer la communication interne au sein du laboratoire, de renforcer la culture d’entreprise et de fédérer les équipes au sein de la structure, en informant notamment sur les actualités, les projets et les événements à venir.

56 numéros de 1 à 4 pages ont été diffusés jusqu’en décembre 2016 au format pdf à l’ensemble des membres de l’ATILF ainsi qu’à ses tutelles et partenaires.

À partir de juin 2017, l’inform’@tilf évolue et devient une lettre électronique diffusée par courriel aux membres du laboratoire uniquement.

 

(Re)découvrir les 56 premiers numéros (septembre 2003 à décembre 2016) :

 

 
 

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Première version du DMF, Dictionnaire du Moyen Français | 1330-1500

À la fin de la rédaction du Trésor de la Langue Française, une équipe a entrepris de poursuivre le travail en s’intéressant à la langue médiévale, c’est-à-dire la période du moyen français de 1330 à 1500. Ce projet, soutenu par Paul Imbs, a été discuté pour la première fois lors du IIIème Colloque international sur le moyen Français organisé à Düsseldorf par Peter Wunderli en 1980.

Le projet conçu en 1984 par Monsieur Robert Martin à l’INaLF, puis à l’ATILF, passe d’abord par l’établissement d’une série de lexiques qui serviront de ressources pour le futur dictionnaire. De nombreux collaborateurs extérieurs vont ainsi être associés à un projet ambitieux de dictionnaire sur corpus pour un état de langue ancien. De nombreuses saisies complètes de textes de la période sont effectuées, ainsi que des saisies partielles, en vue d’établir la base des textes étudiés dans les différents lexiques. Le but est ensuite de faire une synthèse des matériaux fournis par les lexiques et par une importante documentation papier réunie sur place dans des dossiers de mots qui tapissent encore nombre de murs du 2e étage. Une première étape dans la synthèse aboutit à une version imprimée de la lettre A à AH (DMF 0), ainsi qu’à un tirage interne pour les lettres AI-AR en 1998. Le but poursuivi semble alors difficile à atteindre dans un avenir proche.

Mais ce qui va donner une nouvelle impulsion au projet avec des échéances plus proches est le virage informatique pris au début des années 2000, avec notamment la structuration des 13 Lexiques en base de données lexicales balisées XML et la lemmatisation des vedettes. À la rédaction traditionnelle lettre par lettre avec des articles définitifs est préférée une construction par étapes de l’ensemble du dictionnaire, permise par les développements informatiques. La voie choisie est celle d’une lexicographie évolutive marquée par différentes versions qui voient le jour jusqu’à la version actuelle. Le Dictionnaire du Moyen Français est, dans sa conception comme dans sa consultation, un dictionnaire informatisé, à des enrichissements et améliorations ultérieurs. Au cœur du dispositif, un outil de lemmatisation, LGeRM (Lemmes Graphies et Règles Morphologiques), élaboré par Gilles Souvay, permet de résoudre une des plus grandes difficultés de l’état de langue, l’importante variation graphique.

En 2003, une première version électronique du dictionnaire (DMF1) libre et gratuit est mise en ligne, elle est constituée de 13 lexiques, 32 779 lemmes, 84 778 articles et 218 textes du Moyen Français et permettant des recherches dans les lexiques et dans les textes.

En 2007, le DMF2 permet des recherches dans le dictionnaire, les textes et la bibliographe. Il compte désormais 17 lexiques et 60 241 lemmes.

En 2009, le DMF2009 compte trois lexiques supplémentaires et 60 241 lemmes. Un nouveau développement voit le jour dans le cadre de collaborations avec de grands projets d’éditions électroniques de textes de moyen français : l’aide à l’édition électronique par la lemmatisation des textes et les liens vers le DMF.

En 2010, le DMF2010 est la première version entièrement synthétisée grâce aux articles de synthèse des lexiques. Le développement de l’outil d’aide à l’édition se poursuit.

En 2012, le DMF2012 est une version enrichie avec 62 371 entrées, 455 969 exemples, 185 M caractères, soit l’équivalent de 18 400 pages, soit 12 volumes du TLF. L’outil de lemmatisation, conçu au départ pour le DMF, connaît tout au long de ces années un élargissement de ses applications en devenant un outil au service de l’édition de texte et de la constitution de glossaires électroniques.

En 2015, le DMF2015 est une nouvelle version enrichie, avec 65 720 articles, 470 125 exemples, 200 millions de caractères.

Enfin, le DMF2020 intègre les annotations du DMF2015 et de nouveaux lemmes.

L'équipe du DMF aujourd'hui

Responsable du projet : Sylvie Bazin-Tacchella 
Responsable scientifique : Robert Martin (de l’Institut).
Membres actuels : Bernard Combettes, Maria-Victoria Costa Alvarez, Hiltrud Gerner, Capucine Herbert, Jean-Michel Jézéquel, Jean-Loup Ringenbach, Gilles Souvay.

 
 

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L’ATILF intègre la TEI et organise la première réunion annuelle et assemblée générale hors Etats-Unis du consortium international

Membre de la TEI (Text Encoding Initiative) où il représente la communauté linguistique française, le laboratoire ATILF a accueilli et organisé conjointement avec le LORIA du 6 au 9 novembre 2003, l’assemblée générale du consortium international qui réunit 70 institutions, universités et centres de recherche de 16 pays.

Réception de l’AG à l’Hôtel de Ville de Nancy
De g. à d. Lou Burnard, un des fondateurs de la TEI, Jean-Marie Pierrel, Directeur de l’ATILF et Laurent Romary, chercheur au Loria
© service communication ATILF / WDM

Réunion des membres du Consortium, salle Imbs à l’ATILF
© service communication ATILF / LG

Les directives de la TEI définissent une langue pour décrire la structure de textes et proposent des désignations pour ses composants. La définition d’une série standard de désignations indépendante des systèmes actuels informatiques permet ainsi d’intégrer des représentations de textes différentes au sein de bases de données vastes.

Les enjeux sont fondamentaux. Il s’agit de répondre au besoin croissant de structuration et de conceptualisation des textes pour favoriser leur plus large possible mise en réseau, et de garantir un futur pour l’héritage digital accumulé en s’assurant de pouvoir disposer demain de l’information numérisée hier et aujourd’hui.

La tenue à Nancy de l’assemblée générale de la TEI témoigne de l’excellence du pôle nancéien dans le domaine de l’ingénierie des langues réunissant par ailleurs les laboratoires ATILF, INIST et LORIA au sein du contrat de plan Etat-Région Lorraine.

Aujourd’hui de nombreuses ressources sont encodées en XML-TEI.

Voir les informations relatives à l’organisation de cette assemblée générale 2003

Voir le programme de l’assemblée générale 2003 à l’ATILF

Voir l’album photos

Voir le site de la TEI

 
 

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Autres événements en 2003

Colloque « DNPS – Langues et sociétés de l’Europe moderne » | Programme
Fête de la Science | Bilan