Notre richesse : notre diversité

À l’occasion des 20 ans de l’ATILF, nous avons souhaité donner la parole aux membres du laboratoire, en modifiant le moins possible leurs propos, pour montrer la diversité des métiers que nous exerçons et la richesse de notre unité. À travers les réponses à une série de questions, nous dressons ainsi une cartographie de nos activités, nous donnant quelques pistes pour nous (re)découvrir, nous (re)connaître, nous (ré)unir. De nouvelles interviews seront publiées tout au long de l’année.

Vous souhaitez participer ? Répondez à notre questionnaire en ligne.

 

© DCOM UL | C. Poirel

Yvon Keromnes, Linguiste cognitiviste, Traductologue

Professeur des universités ULdepuis 2001 — équipes Discours et Lexique

18 octobre 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

En 2001 à sa création ; j’avais fait ma thèse au sein de l’UMR LanDisCo, qui a été l’un des éléments fondateurs de l’ATILF.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Principalement, je fais de la recherche au sein de l’équipe Discours (temps & aspect) et du GLFA (lexicographie franco-allemande) au sein de l’équipe Lexique (phraséologie). Certaines de mes préoccupations sont communes à ces deux rattachements (linguistique cognitive, contrastive, de corpus, et traduction).

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

L’orientation cognitiviste s’est faite peu à peu, de même que la convergence entre la linguistique cognitive et la phraséologie.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Parmi plusieurs projets internes du GLFA, j’ai participé au projet CORP-ALS, avec les autres membres du GLFA, et en collaboration scientifique avec Agnès Tutin et Francis Grossmann (Université Grenoble-Alpes). Il s’agissait d’extraire et décrire scientifiquement d’un point de vue linguistique et pragmatique des actes de langage stéréotypes liés au verbe DIRE en français (« je dis ça, je dis rien ») ou à l’équivalent SAGEN en allemand. Extraction à partir de corpus de référence (Frantext, DeReKo), du corpus bilingue constitué par le GLFA, et directement sur internet.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Bravo à toutes les personnes qui ont contribué à son rayonnement, je souhaite que le laboratoire reste longtemps un lieu convivial et propice à la recherche.

© com ATILF | LG

Yan Greub, Linguiste

Chargé de Recherche CNRSdepuis 2009 — équipe Linguistique historique française et romane

24 septembre 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

En 2009. Auparavant, j’étais chercheur itinérant, si l’on peut dire, et payé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique pour des séjours de recherche à Londres, Paris puis Rome. Avant 2006, j’étais maître-assistant à l’Université de Neuchâtel (Suisse).

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Direction du FEW. Direction de thèses. Direction adjointe du laboratoire. Participation au DÉRom et à plusieurs projets de l’équipe linguistique historique.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Je ne travaille plus qu’à 70 % de mon temps à l’ATILF. Je suis aussi mis à disposition (à 30 %) pour diriger le Glossaire des patois de la Suisse romande.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Le FEW décrit l’histoire et l’étymologie de tous les mots du français, de l’occitan, du francoprovençal, du gascon et de tous les dialectes de ces langues.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

D’avoir les moyens de continuer ses tâches, et l’enthousiasme de chacun pour y travailler !

© Vincent-Thomas Barrouillet

Vincent-Thomas Barrouillet, Linguistique Psychologue

Doctorantdepuis 2019 — équipe Discours

24 septembre 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai débuté mon contrat doctoral en octobre 2019, après mon master à Bordeaux. Un grand dépaysement !

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je me concentre sur mes travaux doctoraux…

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Oui, je n’ai pas changé d’activité depuis le départ, je ne m’occupe que de mon doctorat. J’ai conscience que c’est une chance, car bien des doctorants sont happés par des tâches externes chronophages.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Je participe au projet ODiM dans le cadre de ma thèse. Ce projet vise à concevoir, à terme, des outils diagnostics informatiquement assistés pour des maladies mentales comme la schizophrénie. L’enjeu est de pouvoir établir un diagnostic précoce afin d’éviter les passages aigus de la maladie, et de limiter la prise de psychotropes grâce à une meilleure prise en charge.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Une bonne continuation ! J’aime mon laboratoire, et je lui souhaite longue vie !

© ATILF | SO

Christophe Benzitoun, Syntacticien

Maître de conférences ULdepuis 2007 — équipes Discours et Lexique

9 septembre 2021

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© ATILF | SO

Nicolas Molle, Didacticien

Maître de conférences ULdepuis 2019 — équipe Didactique des langues et sociolinguistique (Crapel)

9 septembre 2021

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Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je suis enseignant-chercheur et membre de l’équipe Didactique des langues et sociolinguistique.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Même si l’enseignement a toujours été mon activité principale, mon parcours est diversifié : j’ai enseigné l’anglais au lycée, au collège et en secteur SEGPA. Plus tard, j’ai intégré l’Université en tant que PRAG-PRCE d’anglais et finalement en tant que Maitre de Conférences.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Dans le cadre de l’axe 3A de l’équipe didactique des langues, je participe au projet EDOlang qui est un environnement favorisant l’apprentissage en autodirection au niveau institutionnel.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Une excellente continuation et de beaux projets.

© Sylvain Euriot

Sandrine Ollinger, Lexicologue

Ingénieure de Recherche CNRSdepuis 2004 — équipe Lexique et service Soutien Technique à la Recherche

2 août 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai fais mes premiers pas à l’ATILF au cours de l’été 2004. J’étais étudiante en maîtrise Sciences du Langage à Toulouse et je venais faire un stage avec Susanne Salmon-Alt. Je suis revenue en février 2006, pour un stage de Master TAL. Ensuite, j’ai eu beaucoup de chance : un poste d’ingénieure d’études était ouvert au concours, ce qui m’a permis de rester et de poursuivre l’aventure.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

L’ensemble de mes activités se situent au croisement de la linguistique et de l’informatique. Je participe à la réflexion autour de l’instrumentation de l’activité des lexicographes et des autres linguistes, ainsi qu’à sa mise en œuvre. Je m’occupe notamment de la validation logique et de la valorisation des Systèmes Lexicaux. Et depuis quelques mois, je dirige le projet BEL-RL-fr qui porte sur l’ambiguïté lexicale en corpus, en lien avec le modèle de polysémie du RL-fr.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Mes activités ont beaucoup évolué en 15 ans. J’ai toujours eu une double compétence de linguiste et d’informaticienne, mais les années et les projets m’ont fait parcourir plusieurs facettes de ce doublet. J’ai été recrutée en tant qu’ingénieure en développement et déploiement d’applications. Après cinq années principalement consacrées au développement, j’ai débuté une thèse avec Alain Polguère, dans le cadre du projet RELIEF. Depuis que je suis docteure, mes activités ont continué à évoluer, m’amenant à changer de branche d’activité professionnelle et à me rapprocher encore davantage de l’équipe Lexique.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

L’un des premiers projets sur lesquels j’ai travaillé à l’ATILF était une plateforme de veille lexicale : POMPADOC, POADOC, POMPAMO, POAMO. Ce sont Mathieu Valette, Susanne Salmon-Alt et Étienne Petitjean qui en étaient à l’initiative. Il s’agissait de mettre au point une chaîne de traitement qui aspirait des corpus du Web enrichis en métadonnées, les stockait dans une base de données, identifiait les candidats à la néologie formelle et catégorielle qui s’y trouvaient et les stockait à leur tour, à des fins d’analyse. Ce projet m’a ouverte à des problématiques passionnantes autour de la créativité lexicale.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’ATILF de saisir chaque occasion de se nourrir de sa diversité et de réinventer aussi souvent que nécessaire des moments de partage entre ces métiers, ces méthodes et ces problématiques de recherche qui en font la richesse.

Sabrina Martin, Sécrétaire générale

Assistante ingénieure CNRSdepuis 2008 — service d’Administration Générale

30 juillet 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré le CNRS en 2001 au sein du service financier et comptable de la Délégation Centre-Est. Puis j’ai migré vers l’ATILF en septembre 2008. Donc moi aussi je fête mes 20 ans 😀

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je suis la Secrétaire générale du laboratoire et responsable du service d’administration générale. J’assure le pilotage administratif (finances, ressources humaines…) de l’ATILF tout en coordonnant les services.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Je suis arrivée au laboratoire en tant que gestionnaire administrative et financière suite au départ de deux gestionnaires en place. Petit à petit, la Direction m’a nommée responsable du service d’administration générale puis Secrétaire générale.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Aie c’est difficile… Au bout de 10 ans de travail au sein de l’ATILF, j’ai participé à de nombreux projets et toujours en soutien. Il n’y a pas un projet qui m’a marqué plus qu’un autre, car ils ont tous leur particularité scientifique. Et à chaque fois, je prends plaisir à la découvrir.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je lui souhaite de rester fidèle à lui-même et d’aller jusqu’à ses 40 ans, car il parait que c’est le meilleur âge 😉

© Virginie Privas-Bréauté

Virginie Privas-Bréauté, Didacticienne

Maîtresse de conférence ULdepuis 2017 — équipe Didactique des langues et sociolinguistique (Crapel)

28 juillet 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

Après de longues années passées à l’université Jean Moulin-Lyon 3 en tant qu’étudiante puis enseignante, j’ai été recrutée comme enseignante-chercheuse en septembre 2017 par l’Université de Lorraine et l’ATILF.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je participe aux activités de recherche de l’équipe Didactique des langues et sociolinguistiques, et plus précisément, dans l’axe 3A. Je collabore avec Nicolas Molle, Maud Ciekanski, Kossi Seto Yibokou et Carmenne Kalyaniwala sur des projets impliquant la réalité virtuelle, les mondes virtuels immersifs pour l’apprentissage des langues. Entre nous, nous nous nommons la VRALL team pour Virtual Reality Assisted Language Learning. Je participe aussi à quelques projets de recherche de l’équipe CELMI avec Dominique Macaire, Severine Behra, Guillaume Nassau et Églantine Guély Costa. En ce moment, je co-organise les 20 ans de l’ATILF avec Sandrine Ollinger et je co-dirige les travaux de recherche doctorale de Mme Eulalie Lomon avec Alex Boulton. Je suis également membre du conseil de laboratoire.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Mes activités ont évolué et se sont diversifiées depuis 2017.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Le projet « Jeux en jeu » qui n’a pas pu être mené à bien à cause de la pandémie. Ce projet consistait à comparer deux dispositifs d’apprentissage/enseignement de l’anglais : le théâtre et les mondes virtuels immersifs. Seules deux expérimentations ont pu être menées en février 2020. ce projet sera peut-être reconduit en 2021.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

De continuer à accompagner et soutenir les chercheurs dans leurs activités de recherche 🙂

© Jorge Valdenebro Sánchez

Jorge Valdenebro Sánchez, Enseignant, Traducteur-interprète assermenté (FR-ES)

Jeune docteurdepuis 2018 — équipe Didactique des langues et sociolinguistique (Crapel)

16 juillet 2021

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Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Après avoir mené à bien mes recherches dans le cadre de mon doctorat en traductologie, soutenu publiquement le 29 juin dernier, je suis actuellement jeune docteur.

Mes activités se penchent sur la recherche en traduction juridique (FR-ES) et sur l’enseignement des cultures et langues espagnoles et françaises. 

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Proyecto d’innovation éducative (PIE17-132) « Dinamizando: creación de un espacio cultural francófono (ECUF) en la enseñanza-aprendizaje de la lengua y la civilización francesas aplicadas a la traducción y la interpretación » 

• Poste : membre du projet (en qualité de chercheur) 
• Durée : septembre 2017 — septembre 2019 
• Organisme de financement : Université de Malaga 
• Universités impliquées : Université de Malaga, Université de Lorraine, Université de Pablo Olavide et Université de Valladolid. 

L’objectif du projet était la création d’un espace collaboratif (enseignants et étudiants) pour apprendre la langue et culture françaises et espagnoles.   

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’ATILF un avenir plein de succès et de nouveaux projets.

© William Sayer

William Sayer, Administrateur Systèmes et Réseaux

Ingénieur d’Études CNRSdepuis 2001 — service Soutien Technique à la Recherche

15 juillet 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré l’ATILF en 2001. Je venais du laboratoire du LURE à ORSAY, le synchrotron qui a donné naissance à Soleil.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je m’occupe de l’administration de l’infrastructure systèmes et réseaux en partenariat avec Olivier Servas, l’installation et la sécurisation des postes de travail et l’assistance aux utilisateurs.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

J’ai débuté ma carrière à l’ATILF en tant que technicien de maintenance et d’exploitation pendant 9 ans, pour devenir gestionnaire d’infrastructure en 2010 par le biais des concours internes, où j’ai récidivé en 2020 sur un poste d’administrateur systèmes et réseaux.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Mes projets sont multiples et permettent d’apporter des améliorations au sein du système d’information.

Par exemple, pendant le premier confinement en 2020, j’ai mis en œuvre la plateforme NAGIOS qui permet de surveiller le bon fonctionnement des applications, des services, des serveurs et des matériels actifs tels que les onduleurs ou les imprimantes.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite longue vie à l’ATILF, pour que mes petits enfants puissent venir visiter le laboratoire en 2033.

© MSH Lorraine

Christine da Silva-Genest, Linguiste

Membre associée, Maîtresse de conférences ULdepuis 2017 — équipe Discours

10 juin 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

Après ma formation doctorale à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, j’ai obtenu un poste de maîtresse de conférences en sciences du langage au département d’orthophonie de l’Université de Lorraine en 2015. J’ai commencé à collaborer avec des collègues linguistes de l’ATILF et je suis devenue membre associée au laboratoire en 2017.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Mes thématiques de recherche sont principalement centrées sur l’analyse des interactions verbales et les processus développementaux typiques et atypiques. Dans le cadre du projet EVALANG « Évaluation des compétences langagières d’enfants à développement typique et atypique en situations spontanées », nous cherchons à décrire et à évaluer les compétences langagières (lexico-sémantiques, morphosyntaxiques, pragmatico-discursives) que les enfants âgés entre 5 et 8 ans mobilisent dans deux activités (le jeu symbolique et le récit d’expériences langagières). Ce projet a été soutenu par la MSH Lorraine et l’ATILF et a permis l’organisation de deux journées d’étude : l’une en 2018 sur la constitution des bases de données pour comprendre les processus développementaux et l’autre en 2019 sur le développement lexical. Ces événements sont extrêmement précieux car ils permettent de créer une dynamique au sein du groupe et de favoriser les échanges avec un public varié constitué d’étudiant·e·s, chercheur·e·s issu·e·s de diverses disciplines ainsi que des professionnel·le·s de santé et de l’éducation. Je collabore également au projet ANR DEMONEXT, dirigé par Fiametta Namer, dont l’objectif est de créer une base de données morphologiques du français décrivant les propriétés dérivationnelles des mots de manière systématique.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Même si les questions de recherche évoluent, les thématiques restent toujours centrées sur l’analyse des interactions verbales, l’acquisition du langage et les pathologies du développement.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

En arrivant à l’UL, j’ai eu l’opportunité de rencontrer et collaborer avec Caroline Masson sur des thématiques en lien avec l’acquisition et les pathologies du langage. Elle m’a intégrée au projet CORPECS « Émergence de la communication chez l’enfant et Stratégies d’étayage de l’adulte » qui avait pour objectif de recueillir et diffuser des données numérisées d’enregistrements vidéo en situation écologique, dans le cadre de prises en charge individuelles et collectives d’enfants avec troubles du langage. Cela nous a permis d’explorer de nouvelles pistes de recherche et de mener une réflexion plus large sur la constitution de corpus dans le champ des pathologies du langage et sur l’évaluation des pratiques professionnelles. C’est ce qui nous a amenées, entre autres, à diriger à numéro spécial de la revue Corpus sur cette thématique.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Que l’ATILF : Maintienne ses thématiques de recherche sur la langue, le langage, le discours ; Poursuive ses partenariats nationaux et internationaux permettant à ses membres d’échanger et de collaborer ; Rende accessible à tous et à toutes les sciences du langage !

© Maxime Amblard

Maxime Amblard, Informaticien sémanticien

Membre associé, Maître de conférences HDR ULdepuis 2016 — équipe Discours

8 juin 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

En novembre 2016. Je suis maître de conférences à l’Université de Lorraine depuis 2008 et membre du Loria.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je collabore à la recherche au sein de l’équipe Discours comme membre associé. Mon laboratoire de rattachement principal est le Loria, mais j’ai toujours pensé important d’avoir une attache en linguistique. Mes objets de recherche concernent très directement la description de la langue, et les théories que j’utilise s’ancrent explicitement en linguistique.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Oui et non. Elles sont très similaires, même si les questions de recherche évoluent et que la partie d’encadrement prend plus de place aujourd’hui.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Sûrement le projet sur l’analyse des entretiens entre des cliniciens et des patients schizophrènes. Il s’agit de mettre au jour des pertes de compréhension dans les échanges et de donner des explications autant que possible objectives pour les expliquer. Le projet a longtemps eu des financements de la MSH-Lorraine, avant de devenir une action exploratoire Inria, ODIM, et un projet de collaboration franco-allemand en IA, MePheSTO. Dans cette dernière collaboration, nous ouvrons l’analyse à différentes modalités. Ainsi il s’agit de faire entre l’ensemble du co-verbal pour mieux analyser ces interactions. Depuis des années, nous entretenons une relation poussée avec le CLASP de l’Université de Göteborg qui fonctionne également sur un équilibre entre informaticiens et linguistes. Nous espérons contractualiser un projet autour de l’analyse des dialogues formels et plus spécifiquement avec des patients schizophrènes.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’Atilf de préserver sa position structurante dans le champ de la linguistique outillée par l’informatique au niveau national et international !

© L’Est Républicain

Laurent Gobert, Assistant de communication

Technicien CNRSdepuis 1995 — service Communication et Valorisation

17 mai 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré l’INaLF en 1995 par des vacations puis un CDD, avant d’être titularisé en 1999. J’étais donc à l’ATILF lors de sa naissance en 2001.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je suis assistant de communication. Mes principales activités tournent autour de l’organisation matérielle et logistique des différentes manifestations (scientifiques, institutionnelles, événementielles, internes, grand public), la réalisation de supports multimédia et la diffusion de l’actualité du laboratoire.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

J’ai débuté à l’INaLF en tant qu’opérateur de saisie informatique et de codage de ressources textuelles au service numérisation des bases textuelles, pour alimenter et enrichir la base Frantext notamment, mais également pour réaliser l’informatisation de la 8e puis la 9e édition du dictionnaire de l’Académie française, ainsi que la constitution de l’index sélectif du Französisches Etymologisches Wörterbuch (F.E.W.).

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Il y en a beaucoup, alors je vais en citer 3 qui me tiennent à cœur :

Les Rencontres CNRS Jeunes Sciences et Citoyens pendant 12 années parce que c’est un projet qui permettait de réunir des étudiants et lycéens européens et des chercheurs pour dialoguer autour de questions de notre époque. C’était un moment d’échange et de partage de connaissances le temps d’un week-end de 3 jours dans un cadre prestigieux, une ambiance conviviale et un programme alternant temps de discussions et moments festifs.

La réalisation de l’exposition Jules Verne « la langue française, langue de l’aventure scientifique » à l’occasion du centenaire de sa mort, parce que c’est un projet grand public de vulgarisation scientifique, avec une scénographie, du contenu interactif et la mise en parallèle d’œuvres de Jules Verne, d’extraits du Journal du CNRS et des ressources de l’ATILF, montrant le côté visionnaire de l’auteur.

L’Ekiden de la Métropole du Grand Nancy, à l’occasion des 80 ans du CNRS, parce que c’est un projet qui a permis de concilier mon travail et ma passion, la course à pied. Un excellent souvenir de convivialité (avec 11 équipes du CNRS présentes), de sport (l’ekiden est un marathon de 42 km couru par équipe de 6) et de science (avec des mini-conférences autour de la lexicographie sportive et de l’arthrose ainsi que la présentation de l’exposition retraçant l’histoire du CNRS).

Sans oublier les projets autour des 20 ans de l’ATILF qui permettent notamment de se replonger dans la riche histoire du laboratoire.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Fruit du mariage entre un laboratoire CNRS et une équipe de l’Université Nancy 2, l’ATILF fête ses noces de porcelaine en 2021. Que cette union enfante encore plein de petits et grands projets et atteigne au moins les noces d’eau.

Et réorganiser à nouveau une manifestation fédératrice de l’envergure du XXVIIe Congrès international de Linguistique et Philologie romanes, qui fut une belle réussite collective !

© ATILF | SO

Gabrielle Hirchwald, Dixneuviémiste

Maîtresse de conférence ULdepuis 2009 — équipes Ressources: normalisation, annotation et exploitation et Linguistique historique française et romane

1 avril 2021

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Pour un véritable portrait, suivez ce lien.

En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

D’abord, en tant que spécialiste de l’interview, je n’ai pas l’habitude de répondre à des questions : c’est moi qui étudie plutôt le genre. Allez, je vais faire un effort pour les 20 ans de l’ATILF. Issue d’une famille de professions libérales, je suis tombée dans la fonction publique au grand dam de mes parents. J’ai fait mon droit comme tout le monde puis j’ai emprunté des chemins de traverse en rejoignant la fac de lettres. Comparatiste de formation, j’ai atterri au labo il y a une quinzaine d’années comme ATER puis comme maîtresse de conférences. Autant vous dire que la linguistique et l’informatique j’y connaissais que dalle. Cela ne s’est pas arrangé depuis. Mais je crois que mes collègues ne se sont aperçus de rien.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Eh bien, j’essaie de préserver le secret que je viens de vous confier. C’est un travail à plein temps qui réclame une énergie considérable. Pour ne pas éveiller les soupçons, je me fais toute petite, je fais rire mes collègues, je leur propose des activités qui n’ont rien à voir avec les missions de notre laboratoire. Ma fonction de référente qualité de la langue française au sein de l’ATILF me permet enfin de relire tous les documents émis par l’institution. J’arrive alors tant bien que mal à utiliser les éléments de langage attendus et à masquer ainsi mon impéritie.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Depuis quinze ans, j’ai dû déployer des trésors d’imagination pour cacher mon incompétence. Au début, j’étais plutôt discrète voire effacée. Je disais amen à tout. Forcément, je ne comprenais rien à ce que l’on me racontait. Puis, j’ai évolué en usant de stratégies de diversion. Maintenant, je pense avoir atteint ma vitesse de croisière. Mais votre interview va dévoiler ma couverture si savamment entretenue depuis des années. Aïe, aïe, aïe.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

En 2018, j’ai participé au projet n° 4012 « Construction d’une piscine » au centre de notre bâtiment. Avec le cloître, cela pouvait donner l’illusion d’un véritable bassin, nos bureaux pouvant servir de vestiaires. Hélas, au terme de six mois d’un labeur acharné, le projet n’a pas abouti. J’avais bien essayé de proposer un terrain de padel à la place. Finalement, trop peu de collègues se sont montrés intéressés. Aujourd’hui, je ne désespère pas de créer un espace détente juste en face du bureau de notre cher directeur.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Qu’un prince charmant ou qu’une princesse charmante — ne voyons pas sexistes — réveille d’un baiser cette belle institution un peu endormie ! Et construise un terrain de padel !

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© Véronique Lemoine-Bresson

Véronique Lemoine-Bresson, Didacticienne

Maîtresse de conférence ULdepuis 2015 — équipe Didactique des langues et sociolinguistique (Crapel)

31 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

En « théorie » en 2015 (recrutement MCF) et en « pratique » en 2016 (démarrage effectif). Je viens de Lille. J’y ai fait mes études initiales en LLCE Allemand ainsi que ma carrière professionnelle dans l’éducation nationale (1988-2015). C’est à l’université de Lille 3 que j’ai entamé une reprise d’études en VAP, en master et ensuite en doctorat (2010-2014), au laboratoire CIREL-Théodile.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Il s’agit principalement d’activités de recherche en éducation et formation (étudiants futurs enseignants, enseignants). Je m’intéresse particulièrement à la notion d’interculturalité, quand elle « fait problème », et quand elle est posée comme solution à la gestion de la diversité culturelle, genrée, sociale, etc.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Des activités complémentaires se « greffent » à l’activité principale, certaines relèvent toujours du domaine de la recherche. Mais aussi, depuis janvier 2021, j’ai pris le relai de la correspondance EDI, à la suite de Sandrine Ollinger.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

J’ai été sollicitée en 2017 par Sophie Bailly pour intégrer un projet de recherche CAPES COFECUB franco-brésilien. À Lille, alors doctorante, j’étais déjà dans un projet franco-brésilien (IBrasil). Cette invitation m’a donné l’opportunité de travailler au Brésil (à Campinas et à Belo Horizonte) avec des collègues très accueillants, et d’offrir à ces mêmes collègues un retour chaleureux à Nancy.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’ATILF de parvenir à créer des liens entre les personnes, au-delà de nos équipes d’appartenance.

© Étienne Petitjean

Étienne Petitjean, Responsable Informatique

Ingénieur de recherche CNRSdepuis 2003 — service Soutien Technique à la Recherche

31 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré l’ATILF le 1er décembre 2003. Auparavant, je travaillais au LORIA.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Reponsable informatique.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

La direction de l’époque m’a confié la responsabilité du service informatique en 2005. Depuis mes activités ont évolué avec d’autres responsabilités dans d’autres projets (Ortolang).

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

ORTOLANG : d’abord responsable informatique du projet, j’en ai pris la responsabilité en 2016. Cet Equipex avec pour ambition de créer un dépôt national et international pour les données de la recherche en sciences du langage est une aventure riche et extrêmement intéressante même si souvent compliquée.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’ATILF pour ses 20 ans d’explorer de nouveaux champs de recherche, d’élargir son ouverture à l’international et d’insuffler un nouvel élan collectif.

© Julie Prevost

Julie Prevost, Didacticienne

Doctorante, école doctorale SLTC, ULdepuis 2015 — équipe Didactique des langues et sociolinguistique (Crapel)

31 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré l’ATILF en 2015. J’ai repris mes études à 40 ans pour obtenir un M2 en didactique du FLE. J’avais envie de réfléchir sur ma pratique de professeur de Lettres Modernes et, pourquoi pas, intégrer l’enseignement supérieur. J’ai poursuivi en thèse sous la Direction de H. Adami puis de D. Macaire au sein de l’ATILF-CNRS.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ? Ont-elles toujours été les mêmes ?

Je suis doctorante. J’ai donné quelques cours à l’UL en lexicologie et en SDL en Licence et Master. Par ailleurs, je suis professeur référent d’une UPE2A en collège — c’est-à-dire professeur de français langue seconde (FLS) pour les enfants étrangers qui ne parlent pas assez le français pour suivre une scolarité ordinaire. J’ai donc un pied sur le terrain et un pied dans la recherche puisque ma thèse porte les facilitateurs et les obstacles didactiques dans l’apprentissage du FLS.

Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

J’essaie de finir ma thèse…

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

J’ai fait partie du comité d’organisation de la journée des jeunes chercheurs : un colloque organisé au sein de l’UL (site Lettres SHS) en juin 2016 (JJC 2016).

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite que l’ATILF grandisse encore !

© Gilles Toubiana

Gilles Toubiana, Chargé de traitement de données

Technicien ULdepuis 2017 — service Soutien Technique à la Recherche et équipe Ressources : normalisation, annotation et exploitation

31 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai rejoint le laboratoire en septembre 2017 après avoir travaillé pendant 10 ans comme technicien multimédia dans le service communication de l’École nationale supérieure de Géologie de Nancy.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Mes activités concernent principalement la base textuelle Frantext. Je gère les abonnements, j’assiste les utilisateurs, je numérise et je code en XML-TEI des ressources textuelles et je saisis des métadonnées.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Au-delà de mes activités de traitement de données, mes 20 ans d’expérience en graphisme et multimédia m’amènent à travailler avec différentes équipes au sein du laboratoire. En 2019, j’ai par exemple réalisé les cartes linguistiques du 3e tome du Dictionnaire Étymologique Roman, ainsi qu’une frise chronologique sur l’Histoire du français. Je remercie d’ailleurs Éva Buchi, Veronika Lux-Pogodalla et Delphine Barbier-Jacquemin de m’avoir proposé ces expériences passionnantes.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

J’ai intégré l’équipe Frantext quelques mois avant que la base textuelle ne subisse sa plus importante mise à jour en 20 ans. Une grande partie de mon travail a alors consisté à accompagner ce changement auprès des différents utilisateurs internationaux. J’ai pu échanger aussi bien avec des spécialistes de l’ancien français et du français moderne qu’avec des développeurs informatique. Grâce à eux, j’ai ainsi pu rédiger une documentation en ligne, et réaliser un ensemble de vidéos pédagogiques. C’était ma première expérience avec un concordancier.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’ATILF de continuer à accueillir des personnes exceptionnelles : chercheurs, doctorants, IT, BIATSS. Que ces personnes soient toujours autant passionnées par ce qu’elles font et que le laboratoire ait les moyens d’assouvir toutes ces passions.

Simone Augustin

© Simone Augustin

Simone Augustin, Hôtesse-documentaliste

Technicienne CNRS2001 — 2013 — Accueil et Centre de documentation

8 mars 2021

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De quelle année à quelle année avez-vous travaillé à l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

De 2001 à 2013. Auparavant, j’avais travaillé au restaurant CNRS Comos Inist, puis au LEM pôle de l’eau.

Quelles ont été vos activités principales au sein du laboratoire au cours de ces années ?

J’ai été recrutée pour le poste d’hôtesse d’accueil en 2001, mes tâches consistaient à accueillir les personnes se présentant au laboratoire et à les diriger en son sein.

J’assurais la tenue du standard téléphonique et l’accueil du centre documentaire Michel Dinet pour le personnel du laboratoire, les étudiants et toute personne désirant y consulter des ouvrages.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Mes missions m’ont permis de m’intéresser aux activités du centre documentaire et m’ont conduite à préparer un diplôme d’aide-documentaliste.

J’ai ainsi pu me consacrer davantage au classement, à la recherche d’ouvrages, à la numérisation et à l’archivage des fonds (comme celui de Claire Blanche Benveniste).

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Le plus beau projet reste pour moi l’organisation du XXVIIᵉ Congrès international de linguistique et de philologie romanes, avec Jean-Marie Pierrel.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’ATILF de continuer à rayonner et à porter toujours plus haut la langue française dans le monde, d’avoir de beaux projets Européens et de poursuivre son chemin toujours et encore comme par le passé.

Delphine Barbier-Jacquemin, Responsable de communication

Assistante ingénieure CNRSdepuis 2016 — service Communication — Valorisation

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

Je suis arrivée à l’ATILF le 1/10/2016. J’ai assuré une période d’intérim sur deux postes. De mai à septembre 2016, je travaillais à la fois à mon ancienne fonction à la délégation Centre-Est CNRS et à celle que j’intégrais à l’ATILF. C’était dans le cadre d’une mobilité interne CNRS. Un rythme effréné et très soutenu, mais j’en ai un excellent souvenir ! Je fus en étroite collaboration avec Muriel Sinanidès, la déléguée régionale en activité. Comme je lui ai dit quand je suis partie, « Nous aurons collaboré le temps d’une grossesse ! » (sourire)

J’avoue avoir un parcours atypique, confirmé lors de mes différents entretiens professionnels… (rires). J’ai une expérience professionnelle initiale de 10 ans acquise dans le secteur privé, notamment en qualité d’assistante commerciale, puis assistante de direction et responsable recouvrement, une boulimique du commerce à cette période.

En 2002, j’intègre le CNRS Centre-Est par voie de concours externe où j’exerce au sein du service financier et comptable (le SFC !). J’ai été accueillie royalement par Jean-François Walter, agent comptable, mon ancien responsable qui se plaisait toujours à m’écrire ou me dire « Avec tout mon meilleur souvenir ». En 2006, je décide de m’orienter vers le service communication du CNRS Centre-Est (la DCE dans nos sigles CNRS) comme secrétaire du service communication puis chargée de communication. Au 1/10/2014, je prends la relève de mon ancienne cheffe Céline Delalex-Bindner, et assume la responsabilité du service communication de la délégation auprès de Philippe Piéri, délégué régional en poste. Il m’importe beaucoup de citer mes anciens responsables qui ont lu et décelé en moi des compétences opérationnelles qui conjuguent flexibilité et adaptabilité. Ils ont su me faire confiance et ces décisions ont marqué mon parcours professionnel. Encore un grand merci à eux !

J’ai toujours eu une appétence pour la communication. Étudiante, j’avais démarché pour initier un parcours style « Info-com » après mon DUT que j’ai dû abandonner, hélas ! Mais ma vie professionnelle m’a permis de retrouver mes premières amours universitaires (rires) !

À ce jour, je suis responsable du service communication-valorisation à l’ATILF, laboratoire public de recherche, sous la double tutelle du CNRS (Centre-Est au niveau régional & INSHS et INS2I CNRS au niveau national) et de l’Université de Lorraine. L’ATILF est un laboratoire (re)connu, notamment grâce au Trésor de la Langue Française informatisé (TLFi), dictionnaire mis en ligne depuis 2002. Aujourd’hui l’ATILF est compétent en traitement informatisé de la langue française et en sciences du langage. Il s’est doté d’un service de communication à la hauteur de sa reconnaissance scientifique. Je remercie donc très naturellement Jean-Marie Pierrel, Éva Buchi, et Alex Boulton, anciens et actuel directeurs, pour avoir initié puis maintenu l’activité de ce service de soutien au sein de l’unité.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Ma mission première est de définir une stratégie globale de communication du laboratoire et de maintenir une cohérence : asseoir la visibilité de l’ATILF, assurer sa « promotion » et faire savoir le savoir-faire au sein de notre écosystème. Polyvalent dans son périmètre de compétences, le service communication couvre les champs de la communication institutionnelle, scientifique, interne, externe, la culture scientifique et technique (la CST dans notre jargon com, c’est la popularisation des sciences). Cette diversité de missions m’offre l’opportunité de travailler avec un réseau d’acteurs variés : les services de nos tutelles, les partenaires académiques, les élus, les médias, les organismes de CST en Lorraine (MJC, musées…), etc.

Je m’occupe également de la valorisation de l’unité c’est-à-dire le suivi des conventions de coopérations diverses. J’adore accueillir des stagiaires pour des missions temporaires. Je suis dans une dynamique de transmission des compétences et des connaissances générales de la communication, j’aime échanger et aussi apprendre des autres, un stagiaire motivé apporte un regard neuf. Aussi en ma qualité de responsable de service de soutien, et de membre de l’équipe de direction élargie, je concoure à l’avancée et la mise en œuvre du projet de laboratoire.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

À mon arrivée à l’ATILF, j’ai pris la responsabilité du service documentation-communication-valorisation.

Bien que faisant partie des domaines de compétences de la branche d’activité professionnelle (BAP) F CNRS, la documentation n’est pas mon cœur de métier. Je me suis donc lancée dans l’apprentissage de cette activité en vue d’en assumer l’encadrement. Après un bilan dynamique de deux années, j’ai souhaité en concertation avec la direction me (re)consacrer à mon domaine d’expertise principale qui est la « com » et j’en suis plus que ravie !

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Un projet ? Un des projets auquel j’ai participé et qui m’a fait vibrer est la réalisation de la superbe frise de l’histoire du français. D’une part, ce projet de vulgarisation de sciences m’a permis de travailler avec d’autres personnes du laboratoire et d’apprécier le travail d’infographie qui a été mené. Honnêtement, pas une mince affaire que de loger cette masse d’informations sur un tel support ! Félicitations à ses différents contributeurs tant pour le travail scientifique que technique !

D’autre part je me suis enrichie en apprenant les différentes périodes du français : latin, ancien français, puis moyen et français classique, enfin le français moderne et le français contemporain depuis la 2de guerre mondiale. J’ai appris ce qu’étaient un héritage et un emprunt.

D’ailleurs, le saviez-vous, que des emprunts à d’autres langues ont également enrichi le français ?

Comme les langues afro-asiatiques [hébreu (alléluia), berbère (ébène)], langues africaines [bamboue (bambou), langues d’Asie [chinois (thé), turc (pacha)], langues amérindiennes [tupi-guarani (ananas), quechua (puma)].

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Tout d’abord, je dirai déjà tout simplement « Joyeux anniversaire ATILF ! »

Ce laboratoire allie informatique et sciences du langage. Il est générateur de savoirs par sa plateforme Ortolang, ses partenariats scientifiques et ses nombreuses bases en ligne : TLFi, DÉRom, FEW, Fleuron, EGF, etc., et bientôt le DCV16. D’ailleurs je vous invite à aller découvrir toutes ces richesses sur le site web refondu l’an dernier.

Ce que je lui souhaite ?

En 2021, nous soufflons les 20 ans de notre unité de recherche. Je lui souhaite donc de fêter ses 40 ans. Encore au moins 20 ans (et au-delà) de longue vie !

Ce site géographique fédère de belles pépites qui gagnent à être connues ! Vraiment !

Frederique Brin-Henry

© ATILF | SO

Frederique Brin-Henry, Cheffe de projets de recherche hospitaliers

Orthophoniste et Docteure en Sciences du Langagedepuis 2012 — équipe Lexique

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

Après mon doctorat en sciences du langage, j’ai intégré l’équipe Lexique en 2012, le comité de direction scientifique du laboratoire depuis 2018.

Je suis, à l’origine, orthophoniste diplômée de la faculté de médecine de Nancy. Depuis les années 80, les relations entre le département des Sciences du Langage et le centre de formation en orthophonie avaient toujours été très étroites. Le Pr Carton et le Pr Schenker se sont énormément investis dans la formation initiale des orthophonistes et les liens entre la maîtrise du langage et la description du langage m’ont toujours passionnée. Ces grands professeurs ont su faire germer en moi la nécessité d’approfondir mes connaissances en linguistique. J’ai donc d’emblée poursuivi par une maîtrise et un D.E.A. en Sciences du Langage tout en étant partie vivre à l’étranger. Je m’étais investie dans le FLE et l’ethnométhodologie avec le Pr Riley au CRAPEL. J’ai alors poursuivi une carrière dans l’enseignement des langues secondes (français et anglais). À mon retour en France j’ai fondé une famille, et repris une activité d’orthophoniste, avec un axe complémentaire dans la lutte contre l’illettrisme. Mon projet de thèse a pris forme autour de la terminologie en orthophonie, et a pu voir le jour au CRAPEL sous la direction du Pr Duda. Ma thèse, soutenue en 2011, a combiné des travaux de constitution et d’analyse de corpus, permettant d’extraire et de décrire des occurrences de termes diagnostiques utilisés dans les discours écrits des orthophonistes pour poser le diagnostic de pathologie du langage chez leurs patients.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je m’intéresse au discours des orthophonistes, à ce qu’elles/ils disent de leurs patients, des pathologies dont ils/elles s’occupent et de leur discipline. On pourrait dire que je cherche comment on nomme les pathologies de la communication et du langage, et je questionne ce que cela sous-entend sur un plan conceptuel et clinique. Je poursuis des recherches avec des membres de plusieurs équipes du laboratoire. J’ai eu la chance d’être très bien intégrée et de pouvoir m’associer rapidement à des collègues d’équipes différentes pour monter des projets successifs. J’ai ainsi beaucoup appris sur les modalités de dépôt de projets (!), mais également sur des méthodes et des outils d’analyse, et j’ai ajusté et approfondi mes représentations théoriques et applicatives. Je travaille toujours avec des chercheur·es, des ingénieur·es, des étudiant·es intéressé·es par ces thématiques. À l’heure actuelle, mes travaux sont centrés sur la construction d’un modèle conceptuel des pathologies du langage et leur relation avec les classifications et la terminologie en usage chez les orthophonistes. Comme j’ai développé un réseau plus national et international, je m’ouvre actuellement à des projets plus outillés (termino-ontologies, fouille de texte) tout en conservant une approche lexicologique et textuelle.

Parallèlement, je poursuis une activité clinique au CH de Bar le Duc et je suis devenue responsable des études cliniques et paramédicales dans l’établissement. Cela me permet de conserver la réalité du terrain, tout en faisant du lien avec mes projets en cours au laboratoire.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Tout de suite après ma thèse, j’ai poursuivi des analyses sémantico-syntaxiques avec M.-L. Knittel, ce qui a été très formateur par la richesse des échanges entre deux approches complémentaires. Nous avons déposé plusieurs projets et la poursuite de cette perspective combinée entre sens et forme a fait progresser ma réflexion. Puis j’ai travaillé avec E. Jacquey, S. Ollinger et J. Perignon autour de la mise au point de méthodes de constitution d’un plus gros corpus de textes, et de traitement terminologique et de fréquence. J’apprécie énormément ces discussions avec ces collègues ou d’autres chercheur·es du laboratoire, même si nous ne sommes pas toujours en accord, parce que l’explicitation et l’approfondissement aboutissent toujours à la clarification de la pensée. La confrontation à d’autres pratiques de recherche ou d’autres ancrages théoriques est essentielle pour que chacun affine son propos.

Enfin ma double casquette de clinicienne et de chercheuse me permet de participer à deux projets ANR, dont un en TAL sur la simplification automatique de textes médicaux (piloté par N. Grabar, STL Lille) et un sur la mise au point et l’exploitation en orthophonie d’une base de données morphologiques (piloté par F. Namer).

J’apprécie également beaucoup de participer au comité de direction scientifique du laboratoire depuis 2018, où nous examinons les projets de thèse et les projets de recherche du laboratoire.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Le projet OrthoCorpus (2015-2017) a été très important pour moi. Il visait la mise à disposition, pour la communauté de chercheurs et de praticiens-chercheurs, d’un corpus conséquent d’articles professionnels et scientifiques en orthophonie. C’est une source importante d’information textuelle, terminologique et lexicographique. Nous avons mis au point et documenté une méthode d’acquisition, de traitement et de publication des articles, en lien avec l’éditeur Ortho-Edition et la Fédération Nationale des Orthophonistes. Il vient d’être augmenté et enrichi en décembre 2020. Les orthophonistes comme les chercheur·es peuvent ainsi bénéficier directement des résultats des recherches, que ce soit par l’analyse des publications, ou par la réflexion sur l’usage des termes.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite que ce laboratoire poursuive ses activités avec des moyens humains et technologiques étendus, dans une dynamique toujours à la pointe, mais qui reste centralisée autour de la langue, du mot, du verbe, du discours, du texte, du syntagme, du lexique, de la sémantique, de la morphologie, etc., etc.

Éva Buchi, Linguiste

Directrice de Recherche CNRSdepuis 1993 — équipe Linguistique historique française et romane

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré l’ATILF en 1993, en tant que jeune chercheuse FNS (Fonds National Suisse).

Je venais de Bâle, où j’avais occupé un poste de rédactrice au Französisches Etymologisches Wörterbuch (FEW).

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Mes principales activités actuelles au sein de l’ATILF tournent autour du Dictionnaire Étymologique Roman (DÉRom), dont le troisième volume papier est paru l’année dernière, du Manuel d’étymologie lexicale romane, en préparation, que nous espérons publier fin 2022, et de la Zeitschrift für romanische Philologie, l’équipe éditoriale de laquelle j’ai rejoint en 2019.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Ma carrière se caractérise par une constance disciplinaire : mes travaux ont toujours été enracinés dans la linguistique historique romane. Là où on peut voir, en revanche, une évolution, c’est dans mon implication progressive, puis dégressive, dans les responsabilités collectives, qui a culminé, entre 2013 et 2017, avec la direction de notre UMR.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

J’aimerais bien revenir sur le XXVIIᵉ Congrès international de linguistique et de philologie romanes, que l’ATILF a organisé du 15 au 20 juillet 2013 à Nancy : avec ses quelque 900 participants, ses dix-sept sections, ses cinq conférences plénières, ses deux tables rondes et ses quatre conférences grand public, ce congrès aura constitué un beau succès pour notre laboratoire.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’ATILF de pouvoir maintenir sa position de laboratoire de référence dans le domaine des études lexicales au sens le plus large — qui inclut l’enseignement du lexique et les ressources lexicales —, tout en s’orientant vers de nouvelles thématiques porteuses.

© com ATILF | LG

Isabelle Clément, Numérisatrice

Technicienne CNRSdepuis 1982 — service Soutien Technique à la Recherche et équipe Ressources : normalisation, annotation et exploitation

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

Je suis entrée à l’Atilf (alors Inalf) en 1982 en CDI dans le cadre d’un contrat passé avec les Éditions Gallimard pour l’édition du Trésor de la Langue Française, dictionnaire en 16 volumes… J’ai été intégrée sur poste en 1999.

J’ai obtenu un bac dans une filière littéraire, que j’ai complété par un cursus d’anglais pendant quelques années. Étant donc sensible à la littérature et aux langues étrangères, cette orientation m’a été très utile à l’Atilf pendant de nombreuses années…

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je m’occupe aujourd’hui principalement de la base Frantext. Je numérise et code en XML les textes destinés à enrichir cette base. Frantext contient 5500 textes couvrant une large période (1180 à 2020) et des genres très divers (roman, poésie, essai, correspondance, théâtre, etc.) ainsi que les données bibliographiques correspondantes. Ces textes couplés à un moteur de recherche permettent des interrogations simples ou complexes.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Mes activités ont suivi l’évolution du laboratoire. J’ai tout d’abord travaillé sur les articles du dictionnaire du Trésor de la Langue Française : saisie des articles aux fins d’édition papier, recherche et vérification des références bibliographiques citées. Il était très important à cette époque de saisir parfaitement l’arborescence typographique de l’article et de connaître précisément les abréviations des références bibliographiques notées chacune sur une fiche propre…

Une fois le TLF achevé, j’ai rejoint l’équipe de numérisation pour produire cette fois-ci des épreuves numérisées de textes pour Frantext. J’ai aussi contribué à l’enrichissement d’une base de données bibliographiques, elle aussi numérique (adieu les abréviations parfois barbares des petites fiches papier) ; base dont je m’occupe toujours aujourd’hui…

J’ai été amenée par la suite à numériser d’autres documents : articles du FEW, ouvrages anciens, ouvrages juridiques et articles de recherche.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Lytext : Développé en partenariat avec le Rectorat de l’Académie de Nancy-Metz, cet outil est destiné à offrir aux élèves une modalité d’aide et d’entraînement à l’épreuve orale de Français du baccalauréat.

En travaillant sur ce projet, j’ai pu retrouver les textes littéraires de ma scolarité et contribuer à un projet utile au quotidien, ce qui m’a toujours semblé important et très motivant.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Pour les 20 ans de l’Atilf, je souhaite que le laboratoire fourmille de grands (et petits) projets. Il est aussi important que son rayonnement scientifique s’étende le plus possible sans qu’il perde de vue son histoire scientifique.

© com ATILF | LG

Maria-Victoria Costa Alvarez, Documentaliste

Assistante ingénieure CNRSdepuis 2019 — équipe Linguistique historique française et romane

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré le laboratoire ATILF le 1er décembre 2019 après une période d’immersion de 8 mois.

Je viens de l’unité de service Inist (Institut de l’information scientifique et technique) à Vandœuvre-lès-Nancy où j’ai débuté ma carrière au CNRS en 2001.

J’y ai été Responsable de service pendant 10 ans puis Chargée du système d’information documentaire pour l’activité fourniture de documents.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Au sein de l’équipe Linguistique historique française et romane, mes activités s’articulent principalement entre la gestion des bases bibliographiques du Dictionnaire Étymologique Roman et du Trésor de la Langue Française informatisé, la gestion du fonds documentaire du Moyen Français et la veille sur les appels à projets.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Étant dans le laboratoire ATILF depuis un peu plus d’un an, oui.

La question serait à reposer dans quelques années. Rendez-vous pour les 30 ans !

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Au sein de l’ATILF, je dirais DÉRom 3 pour lequel j’ai contribué à la normalisation des données bibliographiques.

Si je remonte à ma période à l’Inist, j’ai eu l’occasion de participer à de nombreux projets ou de prendre en charge des projets d’importance variable.
Pour ne citer que ceux qui m’ont permis d’évoluer rapidement en compétences et qui m’ont marquée par les circonstances, le premier serait la plateforme de signalement de références bibliographiques scientifiques et commande de copie de documents — RefDoc — dans laquelle j’ai contribué aux spécifications de certains workflows et à la recette complète. Par la suite, j’ai eu en charge l’évolution de cette plateforme vers le libre accès avec les archives HAL, Persée, Revue.org, ORBi et PubMed et l’intégration des catalogues des anciennes bibliothèques du réseau Centre d’Aquisition de Diffusion de l’Information Scientifique et Technique (CADIST) devenues aujourd’hui partenaires du réseau GIS CollEx-Persée (projet financé par le MESRI). Aujourd’hui, RefDoc n’existe plus, le service fourniture de copies de documents (FDD) de l’Inist ayant été fermé en décembre 2018.

Pour valoriser le fonds documentaire de l’Inist (plus de 30 km linéaires) dont j’ai eu la responsabilité durant plus de 2 ans, j’ai souhaité que l’Inist adhère à des Plans de Conservation Partagée de périodiques (PCP) compte tenu de la richesse scientifique et du nombre de documents que seule l’unité possédait en France ; ainsi, avec l’accord de la Direction, j’ai été référente pour l’unité dans la PCP Mathématiques. Dans cette continuité, j’ai été chef de projet dans un plan de conservation de périodiques avec les bibliothèques de l’Université de Lorraine. Ce PCP régional est né de la volonté de chaque partie de rationaliser la conservation des documents, de créer un PCP lorrain et d’élaborer une cartographie des collections. Ce projet, intéressant et pertinent à l’heure de la rationalisation des espaces et qui a fait ses preuves par exemple en Aquitaine, a concerné 26 bibliothèques pour plus de 1200 titres de périodiques et à mobiliser plus de 50 agents sur 1 an.

Également, j’ai collaboré dans l’acquisition d’un nouveau système de gestion de bibliothèque en prenant en charge toute la partie sur le fonds documentaire. Tous ces projets m’ont permis de travailler avec l’Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur (ABES), le Centre Technique du Livre de l’Enseignement Supérieur (CTLes), différentes bibliothèques de l’UL, bien sûr de nombreux collègues internes et pour finir avec des bibliothèques françaises et internationales lors de mon dernier projet au sein de cette unité. Ce dernier consistait en une étude sur le devenir du fonds documentaire suite à l’arrêt de l’activité FDD : avec l’objectif d’étudier la faisabilité de différents scenarii en estimant les besoins financiers, RH, temps, nombre de titres de périodiques par discipline…, cette étude a représenté une aide à la prise de décision pour la Direction de l’Inist et la Direction de l’Information Scientifique et Technique du CNRS et une base de travail pour le GIS CollEx-Persée dont le CNRS, l’Inist, l’ABES, le CTLes et de grandes bibliothèques françaises sont membres.

Aujourd’hui, le bâtiment vidé des collections de l’Inist accueillera le DataCenter Mutualisé Lorrain à l’heure du développement de la Science Ouverte.
Une page s’est tournée et j’espère que les prochaines seront encore plus riches.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite naturellement une longue vie au laboratoire.
Je souhaite à l’ATILF de grands projets qui viendront renforcer sa notoriété scientifique nationale et internationale, qui feront du laboratoire un partenaire incontournable et de retrouver son dynamisme après cette période d’éloignement due à la pandémie COVID.

Je souhaite avant tout à chaque collègue de grands projets, de belles réussites et rencontres tant scientifiques qu’humaines pour les années à venir.

Feliz cumpleaños !

Mathilde Huguin

© Mathilde Huguin

Mathilde Huguin, Morphologue

Doctorante, école doctorale SLTC, ULdepuis 2015 — équipe Lexique

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré l’ATILF en 2015.

Je venais de Nancy. Je suis « un pur produit » de l’Université de Lorraine dans le sens où j’y ai effectué l’intégralité de mon cursus : de la licence au doctorat (en cours), en passant par le master SDL. Même si tous les enseignants-chercheurs de l’ATILF ne sont pas rattachés au département SDL, certains collègues actuels ont donc avant tout été mes professeurs.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je suis doctorante en morphologie, au sein de l’équipe Lexique. Je réalise ma thèse sous la direction de Fiammetta Namer et Stéphanie Lignon. J’étudie des mots morphologiquement construits sur des noms propres de personnalités politiques comme macronisme (Emmanuel Macron), mélenchonien (Jean-Luc Mélenchon), ou encore mariniste (Marine Le Pen). Ces mots ont ceci d’intéressant qu’ils sont souvent le fruit d’une création spontanée de la part des locuteurs. Leur analyse permet de mieux comprendre comment sont intégrés les processus de construction morphologique dans nos cerveaux (par ex. quel suffixe choisit-on pour créer un nom de partisan ? Quand et pourquoi va-t-on construire sur le prénom plutôt que sur le nom de famille ?).

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Avant de commencer mon doctorat, j’ai pu participer à quelques projets en tant que stagiaire et vacataire au sein du laboratoire. J’ai notamment effectué des transcriptions dans le cadre du projet ORFEO (Benzitoun & al. 2016), et fais un travail de mise en page pour certains des numéros de la revue Verbum (e.g. Lignon & Namer éd. 2012). Les enseignants-chercheurs de l’ATILF ont à cœur de recruter les étudiants quand cela est possible, ce qui permet d’entrapercevoir une partie du travail de recherche.

Depuis le début de ma thèse, j’ai également enseigné 3 ans à Nancy en tant que DCCE, et 2 ans à l’Université de Lille en tant qu’ATER.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

J’ai intégré le projet international NHUMA (Les noms d’humains : de la description linguistique aux applications lexicographiques) en 2015 (Catherine Schnedecker et Wiltrud Mihatsch dir.). Le but du projet est de décrire les noms communs qui désignent des humains et de fournir un corpus enrichi par nos analyses (Schnedecker & Mihatsch éd. 2018). Ce projet a permis de réunir des morphologues, des sémanticiens, des talistes, des syntacticiens, des didacticiens, mais aussi des traducteurs et des juristes, qui s’intéressent, comme moi, au contenu du lexique et aux propriétés de la classe nominale.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Sans parler de pandémie et de LPR 😊 ? Je souhaite à tous les membres de l’ATILF de s’épanouir dans leur travail et de participer à de beaux projets.

© ATILF

Christiane Jadelot, Traductrice, Lexicographe

Ingénieure CNRS1974 — 2010 — équipe Lexique

8 mars 2021

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De quelle année à quelle année avez-vous travaillé à l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

D’août 1974 à janvier 2010.

Germaniste à la faculté des Lettres (Nancy2) quand M. IMBS m’a reçue en entretien d’embauche pour un demi-poste de traductrice.

Quelles ont été vos activités principales au sein du laboratoire au cours de ces années ?

Traduction

Lexicographie

Lexicographie informatisée

Web

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Intérêt pour la langue française et grande curiosité vis-à-vis du traitement automatique de la langue, des bénéfices que l’usager pouvait en tirer.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Quand le CNRS a mis fin à notre détachement au projet Eurotra France (projet européen de traduction automatique), j’ai rejoint le responsable informatique du laboratoire et collaboré à l’informatisation du dictionnaire TLFi, décryptage des données lexicographiques à des fins d’encodage.

La langue a ses floraisons et ses hivers. Il y a des styles nus comme des squelettes d’arbres, puis arrive le style fleuri de l’école du feuillage, du touffu, du broussailleux. Puis, il faut les émonder.

RENARD, Journal, 1901, p. 684, tiré de l’article FLORAISON du TLFi.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite longue vie à l’ATILF. La crise sanitaire amène les femmes et les hommes politiques, le Président Macron à s’exprimer sur la situation. Un régal pour moi : mots savants, création de mots, série de synonymes dans une même phrase, adverbes, tics linguistiques, sans parler de la prononciation à la mode…

Je souhaite que l’ATILF continue sa veille de la langue française, sans être normative, et la concrétise.

Lou Lee

© Lou Lee

Lou Lee, Phonéticienne-linguiste

Doctorante, école doctorale SLTC, ULdepuis 2017 — équipe Discours

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré l’ATILF en octobre 2017 en tant que doctorante contractuelle, mais j’y avais déjà fait mon stage de Master aussi. Sinon, je suis originellement de Corée du Sud et je suis venue en France pour poursuivre mes études pour devenir phonéticienne-linguiste.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je fais partie de l’équipe Discours à l’ATILF. Ma thèse a pour sujet de rechercher des corrélats prosodiques de marqueurs discursifs en français et en anglais selon leurs fonctions pragmatiques, à partir de corpus oraux.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Les travaux de ma thèse (et de mon stage de Master) se sont effectués dans le cadre du projet ProsodCorpus « Prosodie : outils et application sur des corpus de parole » du CPER LCHN, à l’ATILF et au LORIA. Dans ce projet, j’ai annoté des milliers d’occurrences de marqueurs discursifs, extraites de corpus oraux, avec les étiquettes de fonctions pragmatiques pour une analyse prosodique de ces marqueurs selon leurs sens pragmatiques. J’ai également corrigé manuellement les segmentations phonémiques et prosodiques pour que les résultats de l’analyse soient corrects et fiables.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’ATILF de devenir plus dynamique dans le futur et de garder son importance dans le domaine !

Eulalie Lomon

© Eulalie Lomon

Eulalie Lomon, Didacticienne

Doctorante, école doctorale SLTC, ULdepuis 2020 — équipe Didactique des langues et sociolinguistique (Crapel)

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré l’ATILF en novembre 2020 à la suite de mon inscription en doctorat auprès de l’école doctorale SLTC.
Ma thèse s’intitule « Les TICE pour surmonter l’anxiété langagière lors des interactions orales en classe d’anglais ». Celle-ci est dirigée par Monsieur Boulton et est co-dirigée par Madame Privas-Bréauté.

J’ai accompli l’ensemble de mes études du supérieur (Licence LLCER Anglais et Master MEEF Enseignement secondaire) à l’Université de Lorraine (Nancy). J’ai obtenu mon Master MEEF en juin dernier puis j’ai enchaîné avec la préparation de mon projet de thèse pour finalement m’inscrire en doctorat en novembre 2020.

Je suis devenue professeure d’anglais du secondaire en septembre 2019 à la suite de l’obtention du CAPES. Lors de mon Master 2 et dans le cadre de mon mémoire (dirigé par Madame Privas-Bréauté), je me suis intéressée à l’une des facettes de l’anxiété langagière en m’appuyant sur l’observation de deux classes de seconde au Lycée Pierre et Marie Curie à Neufchâteau. Ma thèse me permettra donc de poursuivre mes recherches portant sur l’anxiété langagière afin de les développer et de les étendre aux enjeux pédagogiques actuels liés à l’environnement de la classe de langue du XXIe siècle.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je suis actuellement doctorante au sein du laboratoire et je fais partie de l’équipe didactique des langues et sociolinguistique (Crapel).

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’ATILF encore de nombreuses années de recherche, de découvertes et de projets à venir.

Veronika Lux-Pogodalla

© Veronika Lux-Pogodalla

Veronika Lux-Pogodalla, Lexicographe

Ingénieure CNRSdepuis 2004 — équipes Lexique et Ressources : normalisation, annotation et exploitation

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

C’est en 2004 que je suis arrivée à l’ATILF pour un CDD, quittant le centre de recherche de Xerox, Grenoble et mes montagnes. En 2011, après plusieurs années passées à l’INIST, je suis devenue membre de l’ATILF à la faveur d’une mobilité interne au CNRS.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Mes activités relèvent de la lexicographie des grands réseaux lexicaux ; mes outils sont ceux de la Lexicographie Explicative et Combinatoire (LEC). Contribuant au développement du Réseau Lexical du Français (RL-fr), je m’efforce aussi de le valoriser, en particulier dans des applications d’enseignement du lexique.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

En 2004, j’ai travaillé sur des projets dans lesquels on cherchait à valoriser les expériences acquises dans « l’informatisation » du TLF et de Frantext, par exemple pour l’exploitation et l’interrogation d’un corpus de normes de l’AFNOR.

En 2011, avec le projet RELIEF, j’ai vraiment eu l’impression de participer à la construction du premier objet lexicographique conçu et né à l’ère numérique, et non résultant d’une conversion a posteriori. L’activité lexicographique s’en trouvait bouleversée, la rédaction des rubriques du dictionnaire cédant la place au tissage des liens lexicographiques qui constituent la trame d’un réseau lexical.

Et si, à partir d’un réseau lexical, il est possible de générer un dictionnaire avec toutes les rubriques agréablement familières propres à ce genre (définition, exemples, etc.), il y a aussi beaucoup d’autres exploitations nouvelles, inédites, à découvrir, à inventer.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Depuis 2018, le projet LELREP, en partenariat avec un Réseau d’Éducation Prioritaire (REP+), me mène hors du laboratoire avec pour ambitions (a) de former des enseignants de l’élémentaire aux principes de la Lexicographie Explicative et Combinatoire mis en œuvre dans le RL-fr et (b) de montrer la pertinence de ces principes dans le contexte scolaire.

LELREP me donne l’occasion aussi d’observer des enseignants devant leurs classes, donc de cerner un peu mieux les difficultés lexicales des élèves.

De ces observations j’espère tirer des orientations pour l’exploitation du Réseau Lexical du Français en pratique, voire, des idées d’applications informatiques réellement utiles dans cet univers scolaire.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

En ce moment, j’ai du mal à souhaiter à qui que ce soit autre chose que de sortir sans trop de dommages de l’épidémie de Covid…

Dominique Macaire, Didacticienne des langues

Professeure des universités ULdepuis 2010 — équipe Didactique des langues et sociolinguistique

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai été recrutée à l’ATILF en 2010 comme professeure des universités, après avoir été maîtresse de conférences à Bordeaux, et professeure d’allemand en Ile de France. Quelle richesse pour moi d’avoir été membre de trois laboratoires l’ATILF, le DILTEC et ICAR.

Je suis didacticienne des langues-cultures. Le garant de mon Habilitation à Diriger Des Recherches est Daniel Véronique. Ma note de synthèse s’intitule : De la didactique de l’allemand à une didactique du plurilinguisme – La recherche-action comme aide au changement (2008).

Auparavant, j’avais travaillé comme traductrice allemand-anglais dans l’industrie spatiale à Munich. Il n’existait pas alors de dictionnaire technique pour les expériences embarquées à bord de la navette spatiale. Il s’agissait pour moi d’en constituer un avec les chercheurs et les informaticiens.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Avec Francis Carton, nous avons créé l’axe Cultures d’Enseignement des Langues en Milieu Institutionnel (CELMI) au sein de l’équipe Didactique des langues et sociolinguistique de l’ATILF pour donner une lisibilité aux travaux portant sur l’École et les langues-cultures.

Mon terrain scientifique concerne le plurilinguisme, les représentations et les pratiques scolaires en langues-cultures de la maternelle à l’université, la formation de la « fabrique enseignante ». Mes travaux s’inscrivent dans une approche qualitative et écologique des situations de médiation scolaire.

J’ai associé mon laboratoire à diverses manifestations liées au doctorat comme un Escape game sur l’évaluation, les Doctoriales franco-chinoises, des recherches-formations internationales à l’interculturel, la création d’un Label Enseignement supérieur à l’Université de Lorraine. J’ai porté l’image de l’ATILF lors de conférences invitées dans plus de 34 pays et d’actions culturelles, comme le lancement du Prix Goncourt Chine (fin 2019). J’ai été l’une des premières auteures de The Conversation, dont l’Université de Lorraine est partenaire depuis 2015.

Je contribue à l’accès du laboratoire aux réflexions sur la recherche dans l’enseignement supérieur, que ce soit au niveau national (RTP Éducation du CNRS, CNU, Hcéres), ou international (partenariats universitaires, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Commission européenne, Agence Erasmus+, Fonds Belge de la Recherche, Jury Waerners, etc.). Depuis 2013, la Faculté des langues étrangères de l’Université Wuda, la 3ème de Chine, m’a ouvert ses portes pour organiser avec l’Ambassade de France et le Consulat général de France à Wuhan des séminaires à l’intention d’universitaires et de doctorants en Chine (didactique, sciences du langage et littérature française).

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Plus j’avance, plus il m’apparait important d’expliciter le positionnement du chercheur et l’épistémologie à l’œuvre. D’où ma conception de la variabilité spatio-temporelle et l’intersubjectivité en didactique des langues-cultures. Il y a une constante et une régularité dans ma posture de recherche, même si mes objets en constituent des focales variées. Je privilégie une recherche collaborative et pluricatégorielle, un « avec » des acteurs divers, dans une dimension internationale, interrégionale ou inter-équipes.

La didactique n’est pas une discipline, au sens strict du terme, comme la linguistique, mais, à mes yeux, un domaine multi-référencé. Dans cet esprit, j’ai travaillé en inter-équipes au sein de l’ATILF. Sur l’impulsion d’Eva Buchi, l’équipe Linguistique historique française et romane a mené le projet inter-équipes Etymodidac, que j’ai piloté (2013-2016). Avec Le Petit Prince en 6 langues romanes, nous avons validé l’hypothèse du DÉRom selon laquelle des collégiens sont capables de retrouver les origines des étymons romans dans la perspective comparatiste des familles de langues. Une thèse prioritaire et plusieurs articles s’en sont fait l’écho. Actuellement, je suis en relation avec l’équipe Lexique pour un nouveau projet (mais chut !).

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Plusieurs projets ont compté dans mon histoire de chercheure à l’ATILF. Parmi eux, tele-tandem®, le suivi scientifique de La Valisette franco-allemande de l’OFAJ, le projet interculturel de préprofessionnalisation en mobilité internationale MIFPE.

Je retiendrai le pilotage de Kidilang, recherche financée, et ses prolongements KidiL et Kidi +. L’étude portait sur le « plurilinguisme en herbe », dès les débuts des apprentissages. Elle entendait 1/ identifier les obstacles rencontrés lors de l’acquisition du français à l’école maternelle par les enfants dont le français n’est pas la langue de la maison, 2/ dégager des points aveugles de l’action enseignante face à la diversité des langues-cultures, et 3/ proposer des étayages pour la formation. Une vaste enquête après d’enseignants en Alsace et en Lorraine, des captations vidéo de séances et des interviews ont mis au jour la manière dont se réalisent les interactions et dont apparaissent nombre de malentendus linguistiques, culturels, didactiques. Les conceptions des langues et leur enseignement étaient fort peu sujettes à variation chez les enseignants. À l’échelle de deux régions, l’étude a apporté des éclairages stimulants pour des recherches ultérieures. Kidilang m’a permis de belles rencontres scientifiques et humaines.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Je souhaite à l’ATILF de conserver sa base scientifique solide et reconnue tout en se dotant d’une vision d’avenir à partager avec ses chercheurs.

Véronique Montémont

© Véronique Montémont

Véronique Montémont, Analyste de textes

Maîtresse de conférences ULdepuis 2004 — équipes Ressources: normalisation, annotation et exploitation et Linguistique historique française et romane

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai officiellement intégré le laboratoire en 2004, après deux années de rapprochement préalable.

J’avais soutenu une thèse sur la poésie et j’étais à l’époque rattachée à un laboratoire d’études littéraires, le Centre Jean Mourot.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je m’occupe des enrichissements de la base Frantext : je choisis les textes, je créé des partenariats pour des enrichissements ciblés, je veille à l’homogénéité des corpus, et je promeus la base, par le truchement d’articles, de publications et d’activités scientifiques. Il est possible, par exemple, d’étudier l’évolution d’un mot à travers des corpus littéraires, et de la comparer avec l’évolution consignée par les dictionnaires ; ou encore d’entreprendre des recherches sur des grands corpus, liées à des thèmes ou des motifs stylistiques. Mais pour pouvoir le faire correctement, il faut pouvoir disposer d’un choix de textes pertinents. Mon rôle est de les assembler, et d’en connaître, à des degrés divers, le contenu.

Les derniers mots sur lesquels j’ai travaillé, par exemple, étaient « écrivaine » et « autrice ». Examiner la présence de ces mots dans un corpus permet de voir que ses emplois en contexte sont souvent frappés de mépris ou d’ironie. Ce qui pose la question : pourquoi la langue manifeste-t-elle de telles réticences à féminiser le nom des professions artistiques, alors que châtelaine, coiffeuse ou factrice ne posent aucune problème ?

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

J’ai pris, de 2011 à 2019, la responsabilité d’une équipe de recherche au sein du laboratoire, l’équipe « Ressources », créée sous l’impulsion de Jean-Marie Pierrel. Ses activités étaient liées à l’ensemble des ressources textuelles produites à l’ATILF. Il s’agissait de permettre à des gens de culture, d’horizons disciplinaires différents, certains issus de l’univers du texte, d’autres du monde informatique, de mettre leurs forces en commun. J’ai eu la chance de travailler avec des gens passionnés, inventifs, investis. Et nous avons réussi à faire vivre Frantext, en dépit des difficultés.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

J’ai participé à un programme de recherche franco-irlandais appelé « Ulysses », partenariat entre la National University of Galway, l’ITEM (Paris) et l’ATILF. L’étude consistait à rassembler des journaux personnels, français et irlandais, à les numériser et à les étudier. Les journaux personnels, qu’on appelle parfois intimes, sont la mémoire des hommes et des femmes qui ont fait une société. Ce sont des documents essentiels à la compréhension des individus, de la langue qu’ils parlent, mais aussi de l’Histoire.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

D’évoluer en sachant conserver la qualité de son héritage scientifique, qui est immense.

Virginie Moulla

© Virginie Moulla

Virginie Moulla, Documentaliste

Technicienne CNRSdepuis 2012 — Centre de Documentation Michel Dinet

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

Je suis arrivée au laboratoire en mai 2012.

Auparavant je travaillais à l’INIST à Brabois depuis plus de 10 ans.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je travaille au Centre de documentation Michel Dinet, Site Linguistique. Mes missions principales sont évidemment la gestion du fonds documentaire (acquisition, catalogage, indexation…), mais également l’accueil du public, la recherche documentaire et bibliographique ainsi qu’un travail collaboratif avec les équipes du laboratoire. Je m’occupe, en outre, de la gestion du site web pour la partie linguistique.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Non, lorsque je suis arrivée à l’ATILF j’avais en réalité postulé pour le poste à l’accueil (du laboratoire). Mes premières missions étaient axées principalement sur l’accueil, mais aussi sur la gestion du Fonds documentaire. Le poste à l’accueil, contrairement à ce que l’on pourrait croire, est particulièrement chronophage et me laissait trop peu de temps (à mon goût) pour les « activités documentaires ». L’intégration dans le service de mon collègue Laurent m’a permis de basculer à 100 % sur les missions du Centre de documentation.

Je suis aujourd’hui totalement tournée vers les missions documentaires et ce qui m’intéresse vraiment c’est la valorisation de nos Fonds et de nos ressources. Mes activités ont évoluées en ce sens avec la gestion du site web notamment.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

La « rénovation » d’INFODOC justement. Il existait déjà depuis quelques années, mais avait besoin d’un petit « dépoussiérage ». Avec mes collègues documentalistes et Laurence Kister, notre référente scientifique, nous avons élaboré un cahier des charges puis travaillé au côté d’un stagiaire qui nous a aidés à concrétiser notre projet. C’est la première fois que je participais réellement à un projet de sa création à son aboutissement et j’ai adoré. Il faut préciser aussi que j’ai la chance de travailler au sein d’une équipe soudée et motivée.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

Le vœu de longévité évidemment 😉

Lorsque je suis arrivée à l’ATILF en 2012 ce qui a le plus retenu mon attention, c’est cette solidarité entre les collègues, entre les services, cette ambiance familiale qui m’a fait me sentir bien immédiatement. Alors c’est cela que je souhaite au Laboratoire : qu’il réussisse à maintenir éternellement (soyons fous) ce lien entre les agents, parce qu’ensemble nous sommes plus forts.

© com ATILF | LG

Jessika Perignon, Développeuse XML/XSLT

Technicienne CNRSdepuis 2006 — service Soutien Technique à la Recherche

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

J’ai intégré l’ATILF en janvier 2006.

Avant cela, j’occupais le poste de secrétaire du directeur de l’institut SHS au siège du CNRS à Paris. J’ai intégré le CNRS en 2001 et réussi le concours de technicien en 2002. En 2005, j’ai voulu revenir dans ma région d’origine. Pour cela, j’ai entamé un processus de reconversion professionnelle et Jean-Marie Pierrel, directeur du laboratoire et Étienne Petitjean, responsable du service Soutien Technique à la Recherche, m’ont donné ma chance.

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Mes activités s’articulent autour du langage XML et de l’ensemble de la chaine de développement et de traitement d’applications XML (XSLT, Schémas W3C, Relax NG, DTD, XSL-FO…). J’interviens dans des projets internes et externes nécessitant la définition et l’utilisation de données XML et XML-TEI.

Depuis quelques années, je me suis également formée à l’utilisation d’un gestionnaire de contenu Web : WordPress. J’ai participé il y a peu à la refonte du site institutionnel de notre laboratoire. J’apporte, également, une aide technique aux collègues qui le souhaitent lors de la création de leur page personnelle ou bien lors de la création d’un site autour d’un projet.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Lorsque j’interviens sur un projet, la finalité reste la même, la production d’un document XML exploitable.

Ce qui change c’est l’expertise technique que j’apporte en fonction des contraintes du projet. La diversité des projets auxquels j’ai collaboré ou sur lesquels je travaille actuellement me permet un enrichissement aussi bien technique qu’intellectuel.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Un des projets sur lequel je travaille depuis plusieurs années est LYTEXT. Il s’agit d’un outil logiciel d’aide à la préparation au baccalauréat de français conçu et développé par le laboratoire en 2003 en partenariat avec le rectorat de l’académie Nancy-Metz. Dans ce projet, je m’occupe de l’encodage des textes littéraires envoyés par les professeurs de français.

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

D’être encore là dans 20 ans…

Stéphanie Véchambre

© Stéphanie Véchambre

Stéphanie Véchambre, Secrétaire-gestionnaire

Technicienne CNRSdepuis 2007 — service d’Administration Générale

8 mars 2021

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En quelle année avez-vous intégré l’ATILF ? D’où veniez-vous ?

Je suis là depuis 2007.

Je viens de Paris Michel-Ange (Bureau de Pilotage et de Coordination).

Quelles sont vos activités principales au sein du laboratoire aujourd’hui ?

Je suis secrétaire-gestionnaire, je m’occupe de 5 équipes/services du laboratoire (Lexique, Linguistique historique française et romane, Discours, Centre de documentation et Communication-Valorisation) et pour ces équipes/services, je gère :

  • les bons de commande (standards et de restauration) ;
  • l’organisation des missions ;
  • la saisie des services faits ;
  • le suivi des factures sur les applications CNRS ;
  • la gestion et le suivi du personnel permanent et temporaire ;
  • l’organisation de manifestations scientifiques ;
  • le suivi des contrats de recherche.

Ont-elles toujours été les mêmes ? Sinon, pouvez-vous résumer l’évolution de vos activités ?

Non, avant à la place des missions, je m’occupais des abonnements Frantext 😉.

Pouvez-vous décrire en quelques mots un projet auquel vous avez participé ?

Je ne participe à aucun projet proprement dit mais je participe à tous les projets au final (organisation colloques/manifestations, missions, CDD, stagiaires…).

Quel vœu souhaitez-vous adresser à l’ATILF à l’occasion de ses 20 ans ?

À l’occasion de ses 20 ans, je souhaite que l’ATILF continue d’exister (au moins encore 20 ans, jusqu’à ma retraite 😁) et toujours dans cette bonne entente et ce climat convivial 😉.